Mécanismes de dessaisissement_Divestment Mechanisms_2020

Mécanismes de dessaisissement_Divestment Mechanisms_2020

Mécanismes de dessaisissement (carré), 2019-2020

Projet en cours de développement

Aide financière

Conseil des arts du Canada

Divestment Mechanisms (square), 2019-2020

Work in progress.

Financial support

Canada Council for the Arts

Ausculter les espaces_Aucultating Spaces_2019

Ausculter les espaces_Aucultating Spaces_2019

Ausculter les espaces, 2019

Installation sonore
Aluminium, porte en bois, tôle ondulée, plexiglass, MDF, néons, bois, transducteurs, amplificateur, carte son, ordinateur, électronique
219,71 x 181,61 x 154,94 cm

Nous nous intéressons depuis longtemps à la vibration acoustique d’architectures et de territoires variés. Les structures de mobilité que sont les ponts, les voies ferrées et les constructions flottantes que sont les bateaux nous captivent également. Au coeur de tous ces espaces se trouve un phénomène acoustique, celui de la résonance par vibrations de la matière en mouvement générée par nos activités quotidiennes, ou par les éléments de la nature comme le vent, la pluie, les cours d’eau, les torrents, etc. Notre intérêt est d’ausculter la matérialité de diverses architectures et de contextes géologiques différents, afin d’ouvrir un intervalle d’attention sur une réalité sonore partiellement imperceptible.

À l’aide de microcontacts de notre cru placés sur différentes architectures et de géophones (capteurs sismiques) plantés dans différents sols, nous avons enregistré les vibrations induites par les activités humaines, ou par les éléments de la nature, ceux notamment de l’estuaire du Saint-Laurent et du cratère d’impact de Charlevoix. Ces lieux ont des empreintes acoustiques spécifiques inhérentes à leurs surfaces, à leurs matérialités et leurs résonances fluctuent, selon le degré d’activités qui s’y produit. Nous les donnons à entendre, en les rejouant dans une sculpture sonore réalisée avec des matériaux qui proviennent de l’architecture domestique : porte, cadre de métal, éléments de fenêtres, panneau de MDF, Plexiglass, taule ondulée et néons. L’organisation formelle des surfaces de bois et de métal propose une géométrie aux qualités minimalistes qui est en relation harmonique avec le segment audio de l’œuvre puisque la composition sonore est émise par des transducteurs tactiles amplifiés et fixés sur les éléments architecturaux. Les surfaces mises en vibrations agissent comme diffuseurs et le résultat sonore est teinté par leurs matérialités.

Il s’agit de [re]jouer les sources sonores enregistrées et recomposées, en les mettant en résonance à l’intérieur d’un espace d’écoute sensible. Nous entendons un micromonde acoustique composé de bruits délicats, de bourdonnements et de tonalités variées oscillants sur l’ensemble de l’installation où il n’y a ni début ni fin. Notre volonté est de solliciter une attention particulière aux temporalités alternatives des oscillations de la matière et de rendre compte d’un état du monde qui nous échappe. Travailler sur les sons et sur leur perception dans l’espace urbain, rural et maritime c’est relancer notre rapport au monde dans une réalité sonore et collective.

Exposition collective et résidence

2019 Art Architecture Paysage Environnement, 37e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, Québec, Canada. Commissaire : Sylvie Lacerte

Couvertures médiatiques et publication

2019 MIRANDETTE, Marie Claude, « Retour sur le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Des environnements inspirants », Vie des arts, numéro 256 – Automne 2019, pp. 56-58
2019 DESLOGES, Josianne, « Symposium de Baie-Saint-Paul : déborder des classes », Arts, le Soleil, Québec, 17 août
2019 BERNIER, Emilie, « Et si on découvrait leSymposium? », Le Charlevoisien, Baie-Saint-Paul, 21 août
2019 LACERTE, Sylvie et al., « Art Architecture Paysage Environnement, 37e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint_paul », 22 p.

Auscultating spaces, 2019

Sound Installation
Aluminum, wooden door, corrugated iron, plexiglass, MDF, neon lights, wood, transducers, amplifier, sound card, computer, electronic
86 1/2 x 71 1/2 x 61″

We have long been interested in the acoustic vibrations emanating from various architectures and territories. We also have an ongoing curiosity for structures of mobility such as ports, railroads and floating constructions such as boats. An acoustic phenomenon lies at the heart of these spaces, one of resonance through the vibrations of matter generated by our daily activities or by elements of nature in action such as wind, rain, waterways, streams, etc. Our interest is to probe the materiality of various architectures and geological contexts, opening up an interval of attentiveness to a reality of sound partially imperceptible and that we cannot grasp through our senses alone.

With the help of custom-built microcontacts placed on different architectures and custom-built geophones (seismic recording devices) planted in different locations, we recorded the vibrations induced by elements of nature or by human activity, particularly those of the St. Lawrence Estuary and the Charlevoix impact crater.

These locations offer specific acoustic prints inherent to their surfaces and materiality, and their resonances reflect the fluctuations of their diverse activities. We offer them as hearing experiences by (re)playing them in a sound sculpture created with materials from household architecture: wooden door, metal frame, MDF board, Plexiglass, corrugated iron and neon lights. The formal organisation of the wood and metal surfaces suggests a minimalist geometry in a harmonic relationship with the audio segment of the work since the sound composition is transmitted through amplified tactile transducers placed behind the architectural elements.

The idea is to re(play) the recorded and recomposed sound sources, by placing them in resonance inside a sensitive listening space. We hear an acoustic microworld made up of delicate sounds, humming and various tones oscillating over the entirety of the installation where there is no beginning, no end. We intend to draw special attention to the alternative temporalities of the fluctuations of matter and take stock of the state of a world that escapes us. Working with sounds and their perception in the urban, rural, maritime spaces is to revive our relationship to the world in a sonorous as well as collective reality.

Exhibition and Residency

2019 Art Architecture Landscape Environment, 37th International Symposium of Contemporary Art of Baie-Saint-Paul, Quebec, Canada. Curator : Sylvie Lacerte

Reviews and Publication

2019 MIRANDETTE, Marie Claude, « Retour sur le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Des environnements inspirants », Vie des arts, numéro 256 – Automne 2019, pp. 56-58
2019 DESLOGES, Josianne, « Symposium de Baie-Saint-Paul : déborder des classes », Arts, le Soleil, Québec, 17 août
2019 BERNIER, Emilie, « Et si on découvrait leSymposium? », Le Charlevoisien, Baie-Saint-Paul, 21 août
2019 LACERTE, Sylvie et al., « Art Architecture Paysage Environnement, 37e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint_paul », 22 p.

English Translation

Kathryn Casault

La singualrité du banal_The Uniqueness of the Mundane_2018

La singualrité du banal_The Uniqueness of the Mundane_2018

La singularité du banal, 2018

Projet présenté à La Triennale Banlieue : Là où se prépare le futur à la Maison des arts de Laval. Commissaires : Julie Alary Lavallée, Jasmine Colizza, Nicole Thibault.

Installation sonore
Aluminium, porte en bois, tôle ondulée, plexiglass, porte de douche en verre, néons, bois, transducteurs, amplificateurs, carte son, ordinateur, capteur infrarouge, électronique
219,71 x 181,61 x 154,94 cm

La banlieue contemporaine n’aurait pu se développer sans la voiture et l’industrialisation de l’après-guerre. Elle est reliée à la ville par un réseau d’autoroutes et de ponts agissant comme interfaces entre un temps privé et un temps collectif de travail. Cet espace-banlieue projetant l’image d’un cadre de vie idéal, hors de la ville dans la quiétude d’un environnement plus paisible et abordable, oblige en retour la société à produire de plus en plus de voitures, de routes, d’échangeurs routiers et de ponts. Cette mobilité motorisée produit un halo sonore présent, normalisé, sourd et riche en basses fréquences qui teinte notre écoute et modifie notre interaction avec l’environnement puisque l’écoute est un point de contact avec le monde extérieur. Au coeur de ce paysage anthropisé se trouve un phénomène acoustique imperceptible, celui de la résonance par vibrations de la matière en mouvement générée par ces espaces de transition motorisés. Lorsque l’on dépose notre oreille sur les parois de béton ou sur les structures de métal des ponts et des échangeurs, elles deviennent d’immenses instruments sonores jouées par les automobilistes et les passants à leur insu. Notre intérêt est d’ausculter les sonorités de ces lieux de transition, afin d’ouvrir un intervalle d’attention sur une réalité sonore partiellement imperceptible.

La singularité du banal explore le langage sonore imperceptible, fugitif et aléatoire de ces espaces intermédiaires que sont les ponts, les tunnels et les échangeurs routiers. À l’aide de microcontacts placés sur leurs structures, nous enregistrons les vibrations inaudibles induites par le déplacement des voitures. Ces lieux de transition ont des empreintes acoustiques spécifiques inhérentes à leurs surfaces, à leurs matérialités et leurs résonances fluctuent, selon l’intensité du trafic routier. À travers ces dispositifs routiers, il se détache des entre-espaces sonores insoupçonnés qui activent ou redéfinissent notre perception acoustique de ces architectures. Une volonté d’être à l’écoute des réalités sonores distinctes de notre monde matériel permet de dégager une expérience singulière de l’apparente banalité acoustique de ces milieux transitionnels.

La singularité du banal est une installation sonore réalisée avec des matériaux qui proviennent de l’architecture domestique : porte en bois, cadre de métal, tôle ondulée, porte de douche en verre, Plexiglass et néons. L’organisation formelle des surfaces de bois et de métal propose une géométrie aux qualités minimalistes qui sont en relation harmonique avec le segment audio de l’oeuvre puisque la composition sonore est émise par des transducteurs tactiles amplifiés et fixés derrière les éléments architecturaux. Les surfaces mises en vibrations agissent comme diffuseurs et le résultat sonore est teinté par leurs matérialités. Il s’agit de [re]jouer les sources sonores enregistrées et recomposées des infrastructures routières, en les mettant en résonance à l’intérieur d’une autre structure spatiale, sculpturale. Nous entendons un micromonde acoustique composé de bruits délicats, de bourdonnements et de tonalités variées oscillants sur l’ensemble de l’installation où il n’y a ni début ni fin. Notre volonté est de solliciter une attention particulière aux temporalités alternatives des oscillations de la matière et de donner à entendre une cosmologie sonore, un système de vibrations complexe autorégulé par l’industrialisation et l’expansion des zones habitables.

Exposition

Collective
2018 Triennale Banlieue! Là où se prépare le futur, Maison des arts de Laval, Laval (QC) Canada (du 29 juillet au 4 novembre)

Couvertures médiatiques

2018 SIROIS-ROULEAU, Dominique, « Triennale Banlieue!, Salle Alfred-Pellan, Maison des arts de Laval », Esse, publié en ligne le 24 octobre
2018 MERCILLE, Charlotte, « Triennale Banlieue : vers la terre promise », Signé Laval, publié en ligne le 22 octobre
2018 CLÉMENT, Éric, « Triennale Banlieue! La banlieue passée au crible », La Presse +, Montréal, édition du 18 août, section ARTS, écran 12, (Version PDF)
2018 LEBLANC, Benoit, « L’exposition «Banlieue» devient Triennale », Courrier de Laval, 15 août
2018 SABET, Aseman, « Les incontournables du mois d’août en arts visuels », Chronique radio à l’émission Nouvelle vague, Ici Radio Canada, 1 août

Résidence de production sonore

Avatar, Québec (QC) Canada

Supports financier

La Maison des arts de Laval et Avatar

The Uniqueness of the Mundane, 2018

Project presented at La Triennale Banlieue : Là où se prépare le futur at the Maison des arts de Laval. Curators: Julie Alary Lavallée, Jasmine Colizza, Nicole Thibault.

Sound Installation
Aluminum, wooden door, corrugated iron, plexiglass, glass shower door, neon lights, wood, transducers, amplifiers, sound card, computer, infrared sensor,electronic
86 1/2 x 71 1/2 x 61″

Sprawling present-day suburbia would not exist without automobiles and post-war industrialization. It is connected to the city through a network of highways and bridges acting as interfaces between private time and a collective work time. This suburb-space, with its image of ideal lifestyle outside of the city in a quieter, more peaceful and affordable environment, also requires that society build an increasing number of cars, roadways, interchanges and bridges. The resulting motorized mobility produces a halo of sound, ever-present, normalized, muffled and rich in low frequencies that influence our listening and modify our interaction with the environment since the sense of hearing is a point of contact with the exterior world. At the heart of this anthropized landscape lies an imperceptible acoustic phenomenon, one of resonance through the vibration of matter generated by these spaces of motorized transition. When we press our ear to the concrete walls or metal structures of bridges or interchanges, these become massive sonorous instruments played by unsuspecting motorists and passers-by. We are interested in the auscultation of the distinctive sonorities of these places of transition, in order to open up an interval of attention on a partially imperceptible sound reality.

The Uniqueness of the Mundane explores the imperceptible, transient and random language of sound uttered by the intermediary spaces of bridges and highway interchanges. With the help of custom-built microcontacts placed on their structures, we record the inaudible vibrations created by the moving vehicles. By using various microphones, we also capture the ambient sound landscape in each selected location. These transitional places have specific sound footprints inherent to their surfaces, their materiality, and their resonances fluctuate according to the flow of traffic. Through these roadway devices, we can pinpoint unsuspected sound interspaces that activate or redefine our acoustic perception of these architectures. The willingness of being dynamically attentive to the distinctive sound realities of our material world allows to experience in a unique way the apparent acoustic mundaneness of these transitional environments.

The Uniqueness of the Mundane is a sound installation created with materials from household architecture: wooden door, metal frame, glass shower door, Plexiglass, corrugated iron and neon lights. The formal organisation of the wood and metal surfaces suggests a minimalist geometry in a harmonic relationship with the audio segment of the work since the sound composition is transmitted through amplified tactile transducers placed behind the architectural elements. The idea is to re(play) the recorded and recomposed sound sources of the road infrastructures, by placing them in resonance inside another spacial, sculptural structure. We hear an acoustic microworld made up of delicate sounds, humming and various tones oscillating over the entirety of the installation where there is no beginning, no end. We intend to draw special attention to the alternative temporalities of the fluctuations of matter and to bring to life a sound cosmology, a system of complex vibrations self-regulated by the industrialization and expansion of habitable areas.

Exhibition

Group Exhibition
2018 Triennale Banlieue! Là où se prépare le futur, Maison des arts de Laval, Laval(QC) Canada (from July 29 to November 4)

Reviews

2018 SIROIS-ROULEAU, Dominique, « Triennale Banlieue!, Salle Alfred-Pellan, Maison des arts de Laval », Esse, publish online October 24
2018 MERCILLE, Charlotte, « Triennale Banlieue : vers la terre promise », Signé Laval, publish online October 22
2018 CLÉMENT, Éric, « Triennale Banlieue! La banlieue passée au crible », La Presse +, Montréal, édition du 18 août, section ARTS, écran 12, (Version PDF)
2018 LEBLANC, Benoit, « L’exposition «Banlieue» devient Triennale », Courrier de Laval, 15 août
2018 SABET, Aseman, « Les incontournables du mois d’août en arts visuels », Chronique radio à l’émission Nouvelle vague, Ici Radio Canada, 1 août

Sound Production Residency

Avatar, Quebec City (QC) Canada

Financial supports

La Maison des arts de Laval and Avatar

English translation

Kathryn Casault

Au jour d’aujourd’hui_As of today_2017-2018

Au jour d’aujourd’hui_As of today_2017-2018

Au jour d’aujourd’hui, 2017-2018

Installation cinétique et sonore
Acrylique, aluminium, bois, barres DEL, système mécanique et électronique, haut-parleurs, amplificateurs, carte son, caisson de basse, ordinateur, filage
Dimensions variables

« Le visible ne suffit pas à comprendre ce qui est vu. Le visible ne s’interprète qu’en référence à l’invisible. » Pascal Quignard (in Sur l’image qui manque à nos jours, Arléa, 2014)

Au jour d’aujourd’hui est une œuvre composée d’une structure dont l’arrière montre une architecture chaotique et l’avant un espace plan ordonné et mesuré. Sur cette surface se déploie dans un mouvement circulaire bidirectionnel une constellation géométrique en état d’apesanteur; un système artificiel où les lignes, les formes, les couleurs et les sons se juxtaposent et se superposent.

À travers ce travail nous poursuivons nos explorations sur les phénomènes du temps et de l’espace en nous attardant au chiffre quatre qui fait d’abord référence à la quatrième dimension, puis à la figure élémentaire du carré qui est reproduite au nombre de quatre et déployée en quatre couleurs différentes. Cette recherche sur la méta-géométrie cinétique et sonore que nous approfondissons dans nos travaux récents s’inscrit dans une volonté de transformer les configurations de l’imaginaire, en jouant sur l’indétermination des effets perceptifs qui se déploient au fur et à mesure de l’observation. Cette tension entre rationalité et illusion s’attarde à l’incertitude d’un monde en reconfiguration constante.

Exposition

Individuelle
2018 Quatre x (t) quatre, Maison de la culture Frontenac (grande salle), Montréal (QC) Canada

Support financier

Conseil des arts et des lettres du Québec

As of today, 2017-2018

Kinetic sound installation
Acrylic, aluminum, wood, LED bars, mechanical and electronic system, speakers, amplifiers, sound card, subwoofer, computer, wires
Dimensions variables

“The visible is not enough to understand what is seen. The visible can only be interpreted with reference to the invisible.” Pascal Quignard (in Sur l’image qui manque à nos jours, Arléa, 2014)

As Of Today is a work made up of a structure whose rear support shows an architectural chaos while its foreground is a well-ordered and measured space. On this front surface, a geometrical constellation in a state of weightlessness is unfurled in a bidirectional circular movement; an artificial system where lines, shapes, colours and sounds are juxtaposed and superposed.

Through this work we continue to explore the phenomenon of time and space while taking a closer look at the number four, first through its reference to the fourth dimension, then through the basic figure of the square that is reproduced four times and deployed in four different colours. The research on the kinetic and sound meta-geometry examined in recent works expresses our intent of transforming the configurations of imagination by playing on the indetermination of perceptual effects gradually unfolding throughout observation. This tension between rationality and illusion lingers on the uncertainty of a world in constant reconfiguration.

Exhibition

Solo
2018 Four x (t) four, Maison de la culture Frontenac, Montreal (QC) Canada

Financial support

Conseil des arts et des lettres du Québec

English translation

Kathryn Casault

Oscillations du quotidien I_Daily Waverings I_2015_2017

Oscillations du quotidien I_Daily Waverings I_2015_2017

Oscillations du quotidien I, 2015-2017

Installation cinétique et sonore
Triangles en acrylique, fibre de verre, bois, métal, moteurs pas-à-pas, capteur infrarouge, capteurs d’inductance, électronique, haut-parleurs
Dimensions variables

« L’espace est du présent visible. Le temps est de l’espace qui s’ébranle et devient avenir ou passé. L’espace, c’est du temps étendu, du temps horizontal; le temps, c’est de l’espace à pic, de l’espace vertical. L’espace, c’est du temps qui dure; le temps, de l’espace qui fuit » Maurice Maeterlinck, La vie de l’espace

Oscillations du quotidien I, est une œuvre murale constituée d’éléments en mouvement qui composent et décomposent des figures géométriques à un rythme plus ou moins lent. Elle est entre autres inspirée par l’ouvrage Flatland: A romance of many dimensions écrit en 1884 par Edwin A. Abbott. Il s’agit d’une fiction philosophique, politique et mathématique où l’auteur donne vie aux dimensions géométriques : le point, la ligne, le carré, le triangle et le cercle. Cette allégorie sociale aux caractères géométriques s’attarde aux limites physiques et conceptuelles de la perception humaine et suggère que les objets tridimensionnels qui nous entourent comportent une réalité spatiale supérieure quadridimensionnelle.

Le territoire sonore d’Oscillations du quotidien I résulte de la captation en temps réel des mouvements de moteurs et de leurs temps de rotation. Des capteurs d’inductance placés sur chacun des moteurs captent les champs magnétiques de ceux-ci et nous permettent d’entendre leurs oscillations électriques. Les sons modulent grâce aux changements de vitesse des moteurs. Les différents condensateurs placés sur chacun d’eux font en même temps varier la hauteur des fréquences vibratoires audibles.

Expositions

Individuelle
2018 Ni tout à fait mêmes, ni tout à fait autres, Maison de la culture Mont-Royal, Montréal (Québec) Canada (18 janvier au 25 février)
2016 Galerie ELLEPHANT, Montréal (Québec) Canada (7 mai-10 juin)
Biennale Internationale d’Art Numérique (BIAN)

Périodiques — Web

2018 DELGADO, Jérôme, « Géométries mouvantes », Le Devoir, Montréal, les samedi 17 et dimanche 18 février, p. 17
2017 ÉCHO — SILENCE, portfolio, SABORD no 107, été 2017, Trois-Rivière, pp.
2016 Sonic Field, 22 septembre 2016
2016 PILON, Louis-Philippe, « 5 activités pour profiter pleinement du Printemps numérique », Nightlife.ca, 12 avril
2016 KNOWLER, Adrian, « Highlights of the 2016 Digital Spring festival », Cult MTL, 31 mars
2016 HOUDASSINE, Ismaël, « La Biennale internationale d’art numérique annonce une partie de sa programmation », Le Huffington Post Québec, 29 mars

Collaborateur

Patrice Coulombe > programmeur

Support financier

Conseil des arts du Canada

Daily Waverings I, 2015-2017

Kinetic sound installation
Acrylic triangles, fiber glass, wood, metal, stepper motors, infrared sensor, inductance sensors, electronic, speakers
Variable dimensions

Daily Waverings I, is a mural with mobile components that construct and deconstruct geometric figures in more or less slow rhythm. It is mainly inspired by Flatland: A romance of many dimensions, written by Edwin A. Abbott in 1884. It is a philosophical, political and mathematical fictional novella in which the author brings to life geometric figures: point, line, square, circle and triangle. This two-dimensional social allegory examines the physical and conceptual limits of human perception and suggests that everyday three-dimensional objects have a superior four-dimensional spatial reality.

The sound landscape of Daily Waverings I is the result of the live capture of the motors’ movements and of their rotational speed. Inductance sensors placed on each motor pick up their magnetic fields and translate into sound their electrical oscillations. This sound is modulated by the motors’ speed variations. Various capacitors placed on each motor also produce pitch variations of the vibratory audio frequencies.

Exhibitions

Solo
2018 Ni tout à fait mêmes, ni tout à fait autres, Maison de la culture Mont-Royal, Montreal (Quebec) Canada (January 25 to February 25)
2016 ELLEPHANT Gallery, Montreal (Quebec) Canada (May 7-June 10)
International Digital Art Biennal (BIAN)

Reviews — Web

2018 DELGADO, Jérôme, « Géométries mouvantes », Le Devoir, Montreal, February Saturday 17 and Sunday, p. 17
2017 ÉCHO — SILENCE, portfolio , SABORD no 107, Summer 2017, Trois-Rivière, pp.
2016 Sonic Field, September 22 2016
2016 PILON, Louis-Philippe, « 5 activités pour profiter pleinement du Printemps numérique », Nightlife.ca, April 12
2016 KNOWLER, Adrian, « Highlights of the 2016 Digital Spring festival », Cult MTL, March 31
2016 HOUDASSINE, Ismaël, « La Biennale internationale d’art numérique annonce une partie de sa programmation », Le Huffington Post Québec, March 29

Collaborator

Patrice Coulombe > programmer

English Translation

Kathryn Casault

Financial support

Canada Council for the Arts

Un dehors avec un dedans en dedans III_An outside with an inside inside III_2017

Un dehors avec un dedans en dedans III_An outside with an inside inside III_2017

Un dehors avec un dedans en dedans III, 2017

Sculpture murale cinétique
Boîtes de carton, contreplaqué russe, MDF, laque claire, équerres, aluminium, moteurs, électronique, alimentation
76,2 cm (hauteur) x 162,56 cm (largeur) x 16 cm (profondeur)

Un dehors avec un dedans en dedans I est une œuvre cinétique murale découlant de nos recherches sur les phénomènes du temps et de l’abstraction de l’espace. Il s’agit d’une organisation de lignes et de figures géométriques asymétriques qui se superposent et glissent les une sur les autres. Cette succession de formes spatiales se [re]configurant à travers la temporalité de l’œuvre suggère des volumes virtuels qui se déploient à l’infini.

Grâce à la transparence, à la superposition et par la métamorphose constante qui les anime, ces figures évoquent ainsi la modulation des territoires, les relations entre le visible et l’invisible, l’apparition et la disparition. Cette tension entre la construction de l’espace et son inévitable dessaisissement nous dépossède d’une emprise sur le réel.

Exposition et Foires d’art contemporain

2017 Focus : nouveaux médias et art cinétique, Galerie ELLEPHANT, Montréal (Québec) Canada
2017 ART TORONTO, Metro Toronto Convention Centre, Toronto (Ontario) Canada
2017 PAPIER 17, représenté par la galerie ELLEPHANT, Montréal (QC) Canada

Collection

PADORAC (Plan d’acquisition d’œuvres d’art du réseau Accès culture), Collection municipale de la ville de Montréal, Montréal (Québec)

An outside with an inside inside III, 2017

kinetic wall sculpture
Cardboard boxes, russian plywood, MDF, clear lacquer, plexiglas triangles, aluminum, motors, electronics, power supply
30” (height) x 64” (width) x 6 3/4” (depth)

An outside with an inside inside III is a kinetic wall structure stemming from our research on the phenomenon of time and the abstraction of space. It consists of an organisation of asymmetric lines and geometrical figures that are superimposed and glide on one another. This succession of three-dimensional shapes [re]configuring themselves across the work’s temporality conjures up virtual volumes spreading out endlessly.

Transparent, stratified, in unceasing metamorphosis, these figures suggest the modulation of territories, the relationships between the visible and the invisible, the surfacing and the vanishing. The tension between the construction of space and its unavoidable divestment strips us of our grasp on reality.

Exhibition and Art Fairs

2017 Focus : nouveaux médias et art cinétique, Galerie ELLEPHANT, Montreal (Quebec) Canada
2017 ART TORONTO, Metro Toronto Convention Centre, Toronto (Ontario) Canada
2017 PAPIER 17, represented by ELLEPHANT Gallery, Montreal (QC) Canada

Collection

PADORAC (Plan d’acquisition d’œuvres d’art du réseau Accès culture), Municipal Collection of the City of Montreal, Montreal (Quebec)

English Translation

Kathryn Casault

Un dehors avec un dedans en dedans I_An outside with an inside inside I_2016

Un dehors avec un dedans en dedans I_An outside with an inside inside I_2016

Un dehors avec un dedans en dedans I et II (UDAUDEDI,II), 2016

Sculpture murale cinétique
Rapporteur d’angles à disque, métal, fibre de verre, moteurs, MDF laqué, électroniques, alimentation
144,5 cm (hauteur) x 152,4 cm (largeur) x 16 cm (profondeur)

Un dehors avec un dedans en dedans I
est une œuvre cinétique murale découlant de nos recherches sur les phénomènes du temps et de l’abstraction de l’espace. Il s’agit d’une organisation de lignes et de figures géométriques asymétriques qui se superposent et glissent les une sur les autres. Cette succession de formes spatiales se [re]configurant à travers la temporalité de l’œuvre suggère des volumes virtuels qui se déploient à l’infini.

Grâce à la transparence, à la superposition et par la métamorphose constante qui les anime, ces figures évoquent ainsi la modulation des territoires, les relations entre le visible et l’invisible, l’apparition et la disparition. Cette tension entre la construction de l’espace et son inévitable dessaisissement nous dépossède d’une emprise sur le réel.

Expositions de groupe

2018 À un moment donné, dans un lieu précis, Ma Musée d’art, Rouyn-Noranda (Québec) Canada. Commissaire : Éric Mattson
2017 HORS DU TEMPS, Galerie ELLEPHANT, Montréal (Québec) Canada
2016 Red Bull Music Academy, commissaires : Melissa Matos et Emmanuel Mauriès-Rinfret, Centre PHI, Montréal (Québec) Canada
2016 ART TORONTO, Metro Toronto Convention Center, Toronto (Ontario) Canada
2016 AVANT-PREMIÈRE, galerie ELLEPHANT, Montréal (Québec) Canada

Web

2016 TOUSIGNANT, Isa, « 10 Montréal art stars we loved at the Red Bull Music Academy »
2016 BOYCE, Maryse, « Incursion design dans la bulle créative de la Red Bull Music Academy », Baron Mag

Collection privée

Un dehors avec un dedans en dedans II, Toronto (Ontario) Canada

An outside with an inside inside I & II(AOWAIII,II), 2016

kinetic wall sculpture
Protractors, metal, fiberglass, motors, lacquered MDF, electronic, power supply
56 3/4″ (height) x 60″ (width) x 6 1/4″ (depth)

Group Exhibitions

2018 At a given time, in a specific place, Ma Musée d’art, Rouyn-Noranda (Quebec) Canada. Curator: Éric Mattson — February 23 to April 30
2017 Outside of Time, ELLEPHANT Gallery, Quebec (Québec) Canada
2016 Red Bull Music Academy, curators: Melissa Matos et Emmanuel Mauriès-Rinfret, PHI Center, Montreal (Quebec) Canada
2016 ART TORONTO, Metro Toronto Convention Center, Toronto (Ontario) Canada
2016 PREVIEW, ELLEPHANT gallery, Montreal (Quebec) Canada

Reviews

2016 TOUSIGNANT, Isa, « 10 Montréal art stars we loved at the Red Bull Music Academy »
2016 BOYCE, Maryse, « Incursion design dans la bulle créative de la Red Bull Music Academy », Baron Mag

Private collection

An outside with an inside inside II, Toronto (Ontario) Canada

English Translation

Kathryn Casault

Oscillations du quotidien II_Daily Waverings II_2016

Oscillations du quotidien II_Daily Waverings II_2016

Oscillations du quotidien II, 2016

Installation cinétique et sonore
Roue de bicycle, objets choisis, bois, tôle ondulée, moteur à pas, électronique, haut-parleurs, fils
51 x 244 x 122 cm

« L’espace est du présent visible. Le temps est de l’espace qui s’ébranle et devient avenir ou passé. L’espace, c’est du temps étendu, du temps horizontal; le temps, c’est de l’espace à pic, de l’espace vertical. L’espace, c’est du temps qui dure; le temps, de l’espace qui fuit » Maurice Maeterlinck, La vie de l’espace

Oscillations du quotidien II, est une sculpture cinétique et sonore qui a pour point de départ l’énigme du Temps zéro et le temps de Planck. Le temps de Planck est défini comme la plus petite mesure temporelle 10-43 secondes. Il est ce moment singulier qui aurait présidé à l’apparition de l’espace, du temps et de la matière. Un bord temporel de 13,7 milliards d’années marquant une durée passée finie. Le temps zéro serait la limite de notre connaissance : au-delà de cette limite, les concepts d’espace-temps continu à quatre dimensions sont caducs. Ce qui suscite notre intérêt dans cette histoire du temps, c’est qu’il n’y a pas de début, mais seulement un horizon infini où les concepts du temps et de la matière nous échappent. Une terra incognita sur le territoire du temps.

Oscillations du quotidien II est composé d’objets ready-made (tiges de cannes à pêche, ressorts de portes, marrettes) et d’éléments construits en bois. Il s’agit d’un cône temporel tournant lentement sur lui-même sur une structure de bois et de tôles ondulées déposée au sol. Par le roulement de la mécanique, les tiges s’entremêlent et accumulent une tension qui finit par se relâcher en un mouvement sec et bruyant. Des microcontacts placés sur les tôles ondulées captent les sonorités subtiles générées par les tiges légèrement animées pour ensuite les amplifier et les diffuser par des haut-parleurs intégrés à la sculpture.

Exposition

Individuelle
2016 ELLEPHANT, Montréal (Québec) Canada (7 mai-10 juin)
Commissaire : Christine Redfern
Biennale Internationale d’Art Numérique (BIAN)

Périodiques — Web

2017 ÉCHO — SILENCE, portfolio , SABORD no 107, été 2017, Trois-Rivière, pp.
2017 LUDOVICO, Alessandro, « Daily Waverings II », Neural Magazine no 55, p. 18
2016 PILON, Louis-Philippe, « 5 activités pour profiter pleinement du Printemps numérique », Nightlife.ca, 12 avril
2016 KNOWLER, Adrian, « Highlights of the 2016 Digital Spring festival », Cult MTL, 31 mars
2016 HOUDASSINE, Ismaël, « La Biennale internationale d’art numérique annonce une partie de sa programmation », Le Huffington Post Québec, 29 mars

Collaborateurs

Patrice Coulombe > programmation Arduino
Sylvain Letarte > ébéniste

Support financier

Conseil des arts du Canada

Daily Waverings II, 2016

Kinetic sound installation
Bicycle wheel, chosen objects, wood, metal, stepper motor, electronic, speakers, wires
20″ x 8′ x 4′

Daily Waverings II, is a kinetic and sound sculpture originating from the Zero time enigma and Planck time. The Planck time is defined as the smallest temporal unit. It is considered as the singular moment presiding over the birth of space, time and matter. A temporal barrier of 13.7 billion years that marks a finite past. Zero time is viewed as the limit of human knowledge; beyond it, concepts of four-dimensional space-time continuum are null and void. This question of time intrigues us: there is no beginning, only an infinite horizon where the concepts of time and matter escape us. A terra incognita on the landscape of time.

Daily Waverings II consists of ready-made objects, (fishing rods, door springs, bicycle wheel, wire connectors), and wooden components. It is a temporal cone slowly rotating on itself mounted on a wood and waved metal sheet structure resting on the floor. The mechanism’s rotation causes the rods to intermingle and accumulate tension that is released in a sudden and loud movement. Contact microphones placed on the metal sheet register the subtle tonal sonorities generated by the slight rotations of the rods, then amplified and transmitted by loudspeakers integrated to the sculpture.

Exhibition

Solo
2016  ELLEPHANT, Montreal (Quebec) Canada (May 7-June 10)
Curator: Christine Redfern
International Digital Art Biennal (BIAN)

Reviews — Web

2017 ÉCHO — SILENCE, portfolio , SABORD no 107, Summer 2017, Trois-Rivière, pp.
2017 LUDOVICO, Alessandro, « Daily Waverings II », Neural Magazine n˚55, p. 18
2016 PILON, Louis-Philippe, « 5 activités pour profiter pleinement du Printemps numérique », Nightlife.ca, April 12
2016 KNOWLER, Adrian, « Highlights of the 2016 Digital Spring festival », Cult MTL, March 31
2016 HOUDASSINE, Ismaël, « La Biennale internationale d’art numérique annonce une partie de sa programmation », Le Huffington Post Québec, March 29

Collaborators

Patrice Coulombe > Arduino programming
Sylvain Letarte > Woodworker

English Translation

Kathryn Casault

Financial support

Canada Council for the Arts

Les temps individuels_Individual Times_2012_2013

Les temps individuels_Individual Times_2012_2013

Les temps individuels, 2012-2013

Installation cinétique et sonore
Récipients de verre, feutrines, briques, mécanismes, fils audio, cordes, haut-parleurs, électronique, ordinateur

Les temps individuels est une œuvre qui s’est articulée autour d’un questionnement sur la nature du silence. Bien que le son et le silence semblent s’opposer, ils sont les deux pôles d’un même corps, ils sont inséparables l’un de l’autre et sont en constante résonance. Dans cette idée du silence perçu comme un interstice dénué d’action, il y a autant de petits événements infimes qui échappent à notre perception du monde, telle une mécanique des fluides produisant une topologie de singularités. Cette installation cinétique et sonore est composée d’un agglomérat de haut-parleurs enchâssés dans les couvercles de bocaux de verre de formats variés. Ils sont déposés sur des feutrines et sont recouverts d’une cloche de verre qui se soulève à l’aide d’un système de poulies électromécanique. Le tout est dispersé au sol et les fils audio reliés aux amplificateurs rampent abondamment autour de ceux-ci.

Au premier abord, l’œuvre est silencieuse, il faut entrer dans ses champs de détection pour qu’elle s’active. C’est alors qu’un territoire sonore et mécanique bat au rythme d’inspirations, d’expirations et de différents mouvements d’air s’animent autour de nous. Les sons se déplacent d’un haut-parleur à l’autre dans un mouvement de va-et-vient. Les cloches se soulèvent à un rythme lent et irrégulier variant le niveau sonore, passant d’un son étouffé à un son se dévoilant peu à peu l’espace d’un instant plus ou moins long. Les mouvements répétés de l’air (vent, instruments à vent, bouche d’aération, soufflet, inspirations, expirations, etc.) et des cloches de verre sont les conditions de la production de différences nous incitant à ne plus être les compteurs du temps, mais les observateurs des écarts. La ponctuation du silence s’incarne dans un volume spatial et une dimension temporelle où soudainement le souffle et la mécanique se taisent pour laisser place aux événements non intentionnels, non prescrits par nous. La pause marque un temps de suspension et d’élasticité du temps qui s’exprime dans une continuité. Il n’y a pas de discontinuité et d’immobilité dans le temps, l’intervalle dans ce processus continu fait figure d’espace en expansion. Dans cette optique, le silence du souffle est une page blanche et le silence de la mécanique, un geste blanc nous offrant d’autres objets d’attention, tel un horizon que se dérobe sans cesse.

Expositions

[Individuelles]
2018 À un moment donné dans un lieu précis, Ma Musée d’art, Rouyn-Noranda (Québec) Canada. Commissaire : Éric Mattson — 23 février au 30 avril
2016 Automata, Biennale internationale d’art numérique, Centre d’exposition Lethbridge, Montréal (Québec) Canada
2016 Mois Multi, Québec (Québec) Canada. Commissaire : Ariane Plante — 12 au 21 février
2015 Device_art 5.015, — Klovićevi dvori Gallery, Zagreb (Croatie). Commissaires : Ena Hodžić, Olga Majcen Linn, Tereza Teklić — 23 septembre au 4 octobre
2014/2015 Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer (Québec) Canada, 6 décembre au 15 janvier
2013 Galerie Laroche/Joncas Montréal (Québec) Canada, 31 janvier au 3 mars

Périodiques — Web — Entrevue

2016 DELGADO, Jérôme, « Une autre manif et ses machines », Le Devoir, les samedi 11 et dimanche 12 juin, p. E6
2016 FECTEAU, Cynthia, « Ces lieux que nous avons en partage : Catherine Béchard, Sabin Hudon, François Quévillon, et Patrick Beaulieu au Mois Multi », Artichaut magazine, Montréal
2016 DURAND, Guy Sioui, « Mois Multi 17, Réenchanter le monde, l’hiver », Inter art actuel, no 123, Québec, pp. 56-60
2016 GADOURY, Catherine-Ève, entrevue à propos de l’installation Les temps individuels présentée au Mois Multi 17, LEZARTS QUÉBEC MAtv, Québec, émission du 18 février
2016 DESLOGES, Josianne, « Mois Multi 2016 : Odyssée sensible », le Soleil, Québec, 13 février, p. A16
2015 MARETI, Dolores « Device_art 5.015 u znaku kanadskih umjetnika/ca », Female Space, Croatie / Croatia, 3 octobre
2015 PLANTE, Ariane, « Les temps individuels », Etc Media, Montréal, no 105, été 2015, pp. 86-90
2014 LAMARRE, Jessica, « Vaste et Vague présente « Les temps individuels » », TVA, 4 décembre à 16 h 07
2013 BACHAND, Nathalie, « Les temps individuels de Catherine Béchard et Sabin Hudon », Esse # 79, automne, Montréal, pp. 60-61
2013 CAMPEAU, Sylvain, « Faire silence : Les temps individuels de Catherine Béchard et Sabin Hudon », Le Huffington Post Québec, 21 février
2013 COSTA, Anahi, « Spectacle of Movement, Catherine Béchard & Sabin Hudon at Galerie Laroche/Joncas », Artseen, 21 février
2013 DESJARDINS, Eloi, « Rentrée hivernale 2013 [partie 4] Catherine Béchard & Sabin Hudon «Les temps individuels» @ Laroche Joncas », Un show de mot’arts, Montréal, 8 février
2013 ZAYNE, Nathalie, « Held in Suspension: Béchard and Hudon’s “Individual Times” at Laroche/Joncas Gallery », The Belgo Report, Montréal, 7 février

Support financier

Conseil des arts et des lettres du Québec

Individual Times, 2012-2013

Kinetic sound installation
Glass containers, slipmats, bricks, mechanisms, audio cables, strings, speakers, electronic, computer, sound cards

Individual Times is a work deriving from a questioning about the nature of silence. Although sound and silence seem to be at opposite ends of the spectrum, they are the two poles of the same body, they are inseparable from one another and are in constant resonance. In this idea of silence as an interstice devoid of action, there are as many infinitesimally small events that elude our perception of the world, like a mechanics of fluids producing a topology of singularities. This kinetic sound installation contains a cluster of loud speakers inserted into the lids of multi-sized glass jars. They rest on slipmats and are each topped with a glass dome that can be raised through a system of electromechanical pulleys. Audio cables linked to amplifiers cluster around the glass devices strewn across the floor.

Initially, the work rests in silence; it is activated when we enter its detection field. Only then will we walk into an acoustic and mechanical ground of rhythmic inhaling, exhaling, wind instruments and various air movements. Sounds travel from one speaker to the other in a to and fro movement. The domes are raised in a slow and irregular movement creating a variation in sound levels, going from muffled to gradually revealing in more or less fleeting moments in time. The repetitive motions of air and glass domes are the prerequisites of time transformations, engaging us to become observers of gaps and variations, rather then keepers of time. The punctuation of silence is embodied by a spatial volume and a temporal dimension where breath and mechanics are suddenly quietened to make way for unintentional events, actions that escape our command. The pause marks a moment of suspension and elasticity in time expressed in continuity. There is no disconnect or stillness of time; the interval in this continuous process is to be looked upon as space in expansion. From this perspective, the silence of the breath is a blank page and the silence of the mechanics, a void gesture offering us other objects of attention, playing out like ever-elusive horizons.

Exhibitions

[Solo]
2018 At a given time, in a specific place, Ma Musée d’art, Rouyn-Noranda (Quebec) Canada. Curator: Éric Mattson — February 23 to April 30
2016 The International Digital Arts Biennial, Centre d’exposition Lethbridge, Montreal (Quebec) Canada
2016 Mois Multi, Quebec city (Quebec) Canada. Curator: Ariane Plante. February 12 to 21
2015 Device_art 5.015, — Klovićevi dvori Gallery, Zagreb (Croatia). Curators: Ena Hodžić, Olga Majcen Linn, Tereza Teklić, September 23 to October 4
2014/2015 Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer, Quebec, Canada, December 6 to January 15
2013 Galerie Laroche/Joncas Montreal (Quebec) Canada, January 31 to March 3

Reviews — Web — Interview

2016 DELGADO, Jérôme, « Une autre manif et ses machines », Le Devoir, les samedi 11 et dimanche 12 juin, p. E6
2016 FECTEAU, Cynthia, « Ces lieux que nous avons en partage : Catherine Béchard, Sabin Hudon, François Quévillon, et Patrick Beaulieu au Mois Multi », Artichaut magazine, Montréal
2016 DURAND, Guy Sioui, « Mois Multi 17, Réenchanter le monde, l’hiver », Inter art actuel, no 123, Québec, pp. 56-60
2016 GADOURY, Catherine-Ève, interview about the installation Individual Times presented at Mois Multi 17, LEZARTS QUÉBEC MAtv, Quebec City, broadcast on February 18
2016 DESLOGES, Josianne, « Mois Multi 2016 : Odyssée sensible », le Soleil, Quebec, February 13, p. A16
2015 MARETI, Dolores « Device_art 5.015 u znaku kanadskih umjetnika/ca », Female Space, Croatie / Croatia, October 3rd
2015 PLANTE, Ariane, « Les temps individuels », Etc Media, Montreal, no 105, summer 2015, pp. 86-90
2014 LAMARRE, Jessica, « Vaste et Vague présente « Les temps individuels » », TVA, 4 décembre à 16 h 07
2013 BACHAND, Nathalie, « Les temps individuels de Catherine Béchard et Sabin Hudon », Esse # 79, fall, Montreal, pp. 60-61
2013 CAMPEAU, Sylvain, « Faire silence : Les temps individuels de Catherine Béchard et Sabin Hudon », Le Huffington Post Québec, February 21
2013 COSTA, Anahi, « Spectacle of Movement, Catherine Béchard & Sabin Hudon at Galerie Laroche/Joncas », Artseen, February 21
2013 DESJARDINS, Eloi, « Rentrée hivernale 2013 [partie 4] Catherine Béchard & Sabin Hudon «Les temps individuels» @ Laroche Joncas », Un show de mot’arts, Montreal, February 8
2013 ZAYNE, Nathalie, « Held in Suspension: Béchard and Hudon’s “Individual Times” at Laroche/Joncas Gallery », The Belgo Report, Montreal, February 7

English Translation

Kathryn Casault

Financial support

Conseil des arts et des lettres du Québec

La circulation des fluides II_The Circulations of Fluids II_2011

La circulation des fluides II_The Circulations of Fluids II_2011

La circulation des fluides II, 2011

Installation sonore
Bois,papier, trétaux, haut-parleurs, fils audio, amplificateurs, interface audio, ordinateur et MaxMSP.
2,7 x 1,83 x 2,5 m

La circulation des fluides sonde la résonance des eaux, ces corps liquides qui nous sont familiers par la vue et l’écoute aérienne, mais dont les échos subaquatiques nous restent somme toute étrangers. Eaux douces, eaux salées, utilitaires ou consommées, l’eau fait partie intégrante de nos vies. La majeure partie de la planète est submergée et le corps humain est essentiellement constitué d’eau. Puis il y a ces temps originel et utérin où tous, nous avons baigné dans un substrat liquide. Nous sommes issus des fluides, nous vivons au rythme des fluides. L’écoute des mondes aquatiques révèle ainsi un bagage ontologique et social, aux métaphores potentielles à explorer par nos oreilles aériennes. L’eau a sa spatialité propre, son rythme propre, ses modalités propres. Elle est duelle, une masse à la fois dense et légère, un milieu comprenant des zones de confort comme des régions obscures. Ce macrocosme liquide, figure de l’insondable, semble être un abîme de silence. Hors il recèle des sonorités qui, pour y accéder, requièrent une écoute de l’«intérieur». L’installation est composée d’une grande table sur tréteaux, de sept pavillons en papier déposés en cercle sur celle-ci. Les fils audio rampants sur la table et tombants tout autour, ainsi que d’une boîte déposée en dessous contenant l’équipement électronique et audio. Chaque pavillon est muni d’un haut-parleur, d’un canal d’amplification et d’un capteur à ultrasons. Par ses mouvements et ses déplacements, le visiteur qui déambule dans l’espace active et façonne les modulations de sonorités subaquatiques de diverses natures. Aussi, plus il se rapproche d’une source audio, plus le volume s’accroît et à l’inverse, au moment où il s’en éloigne, l’intensité diminue. Les sons sommeillent, attendent l’interlocuteur pour se révéler. Ils vont et viennent, dans la mouvance des corps. La sensation dominante est celle d’une plongée acoustique dans l’antre d’univers fluides en constante mutation, révélant des mondes inaudibles quoique vaguement familiers.

Expositions

Individuelle
2012 labo,Toronto (Canada)

Collectives
2013 NuM & Ric, Maison de la culture Villeray-Saint-Michel, Montréal (QC) Canada
2011 Lab.30, Augusburg, Allemagne / Germany
2011 Integração|action Saõ Paulo : Québec, SESCSP Pinheiros, Saõ Paulo, Brésil / Brazil

Périodiques

2013 TRÉVISTAN, Paulo, « Art contemporain de Québec à Sao Paulo », Inter, Art Actuel no 113, pp. 90-94
2012 GARCIA, Guillaume, « L’eau et ses nombreuses sonorités »,L’Express, Toronto (Canada), semaine du 10 au 16 juillet. P. 10
2011 MAYR, Richard, « Kunst Als Spiel », Augsburger Allgemeine, Augsbourg (Allemagne/Germany), 28 octobre, P.39
011 LAB30, 10. Augsburger Kunstlabor, Augsbourg (Allemagne/Germany), 20p., (p.4)

Support financier

Le Lieu
AVATAR
SESC Pinheiros
l’Ateliê NOVO

The Circulations of Fluids II, 2011

Sound installation
Wood, paper, speakers, trestles, audio cable, amplifiers, audio interface, sensors, computer, MaxMSP.
2,7 x 1,83 x 2,5 m

The Circulation Of Fluids II as been created in a residency at SESC Pinheiros as part of an artistic exchange between Quebec City and São Paulo, Brazil. The Circulation of Fluids probes water’s resonance, this liquid body familiar mainly by vision and areal hearing, but whose subaqueous echos are still quite foreign to us. Freshwater, saltwater, utility or drinking water, it remains an integral part of our lives. Most of our planet is submerged and the human body is essentially made up of water. It also brings us back to the origins and intrauterine times when we were all swimming in a watery substrate. We come from fluids; we live at the rhythm of fluids. Listening to aquatic worlds unveils an ontological and social background whose potential metaphors we can explore through our aerial ears. Water answers to its own spatiality; its own rhythm; its own forms.Water is duality; a high or low density mass, an environment with many comfort zones and as many shrouded in darkness. This liquid macrocosm, emblem of the unfathomable, appears as a silent abyss. But on the contrary, it harbours sonorities accessed only by “inner” hearing. The sound installation consists of a large table on trestles and seven paper horns deposited on it. The audio cable are crawling on the table and falling all around. Each horn is equipped with a loudspeaker, an amplifier channel and an ultrasound sensor. By his movements and wanderings throughout the space, the visitor activates and shapes the various subaqueous modulations captured by hydrophones (waterproof microphones). So, the closer he is to the audio source, the louder the sound level and conversely, the farther away, the lower the intensity. The sounds are dormant, waiting for the interlocutor to reveal themselves. They come and go, shaped by human mobility. The predominant feeling is one of an acoustic dive in an antrum of constantly changing fluid universe, revealing inaudible yet vaguely familiar worlds.

Exhibitions

SOLO
2012 labo,Toronto (Canada)

GROUP
2013 NuM & Ric, Maison de la culture Villeray-Saint-Michel, Montréal (QC) Canada
2011 Lab.30, Augusburg, Allemagne / Germany
2011 Integração|action Saõ Paulo : Québec, SESCSP Pinheiros, Saõ Paulo, Brésil / Brazil

Reviews

2013 TRÉVISTAN, Paulo, « Art contemporain de Québec à Sao Paulo », Inter, Art Actuel no 113, pp. 90-94
2012 GARCIA, Guillaume, « L’eau et ses nombreuses sonorités »,L’Express, Toronto (Canada), semaine du 10 au 16 juillet. P. 10
2011 MAYR, Richard, « Kunst Als Spiel », Augsburger Allgemeine, Augsbourg (Allemagne/Germany), 28 octobre, P.39
011 LAB30, 10. Augsburger Kunstlabor, Augsbourg (Allemagne/Germany), 20p., (p.4)

English Translation

Kathryn Casault

Financial support

Le Lieu
AVATAR
SESC Pinheiros
l’Ateliê NOVO